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 |Flashback| I just wanted you to let me in...

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MessageSujet: |Flashback| I just wanted you to let me in...   Dim 23 Mar - 21:04

I just wa,ted you to let me in...
Bigby & Peau d'âne
Impossible de se souvenir de cet instant. Le temps s'était figé, implacable, l'animal avait surgit de nulle part, et un instant elle avait songé à fuir, laissant là ce combat qui ne la regardait pas. Mais il y avait eu quelque chose de captivant dans cette scène. Une libération qui se murmurait à son oreille. Tout avait été trop vite. Et quand finalement elle avait repris conscience du temps, la voix d'un soldat l’interpellait. Tentant de la faire retoucher terre. Ce qu'elle fit au sens littéral du terme. Ses pieds se reposèrent sur le sol avec lenteur. Elle se dirigea alors vers la fin du convoie et récupéra sa peau d'âne dissimulée dans un coffre. Autour d'elle on la dévisageait, on la regardait en se demandant ce que cette pauvre enfant allait bien pouvoir faire. Personne, vraiment ne chercha à l'arrêter. Après tout ne venait elle pas de perdre le prince qui l'avait sauvé ? Une émotion étrange s'était emparé du cortège à cette pensée, à cette rumeur.

La demoiselle, elle, attrapa une besace de cuir, et replaça la peau sur ses frêle épaules. Lorsqu'elle s'enfonça dans la forêt, personne ne bougea... Du moins pas pendant des heures. Ce n'est que lorsque la lune avait fait son apparition, qu'ils étaient partis, persuadés que la Bête l'avait elle aussi dévoré. Mais la réalité était tout autre. Les pas de celle que l'on nommait Peau-d'Âne avait suivi un chemin tout tracé dans l'obscurité des bois. L'odeur de sang était imperceptible, mais la traînée qu'elle laissait derrière elle ne pouvait que trahir le chemin emprunté. Il ne lui avait fallut que quelques mètres pour comprendre qu'il ne s'agissait pas que du sang de ce prince menteur... Le Loup devait lui aussi être blessé... Étonnement cette idée la fit frissonner, presque frémir. Elle ferma les yeux, priant pour que ce protecteur inattendu soit en vie. Peut être était cette idée qui la faisait traîner. Plus d'une demoiselle au cœur d'artichaut aurait pleuré ce prince qui n'en était pas un. D'un mouvement d'épaule elle replaça la cape sur elle. La tête de l'animal recouvrant la blondeur de ses cheveux. Ses pas se faisaient aussi silencieux que possible, et son avancée était lente, trop lente. Mais elle n'avait guère le choix si elle souhaitait trouver le bon chemin...

C'est alors que le soleil se couchait qu'elle trouva la tanière du loup. Certaine de sa destination. Les pas s'arrêtaient là, comme le sang qui disparaissait dans l'obscurité. N'importe qui aurait pris le temps de faire un feu, de trouver de quoi se protéger de l'animal. Mais pas elle. Inconscience peut être, preuve de ses desseins probablement. Ses pas faisaient un léger écho, et finalement elle se retrouva face au loup. Sa respiration se mis en suspension. Son coeur battait si vite dans sa poitrine. Mais ce n'était pas de la peur... C'était autre chose... La lueur de ses yeux animal brillait dans les ténèbres. Puis elle vit autre chose. Cela reflétait la lueur de la Lune... Elle reconnu sans mal la lame qui parfois se plaçait sur sa nuque. sa main glissa alors sur sa tête, faisant chuter celle de l'âne sur son dos. La résonance provoqua une légère douleur sur sa colonne vertébrale. Son visage était alors clairement visible. Un murmure raisonna alors. De sa voix douce, presque inaudible. Un secret entre elle et lui peut être

« ▬ Je ne te veux aucun mal... »

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MessageSujet: Re: |Flashback| I just wanted you to let me in...   Lun 24 Mar - 0:06


Je sais de votre cœur la profonde tristesse

    J’ai faim.

Le Grand Méchant Loup, en de longues et découpées enjambées, traversait une forêt qu’il connaissait mieux que quiconque. Il la parcourait avec aisance et vélocité, marqué par l’habitude et la voracité : fouetté par l’appétence, il ne cessait jamais de courir. Enfants, femmes, hommes, aucun n’était épargné, tous croqués sous ses dents, chacun avait le même goût de sang et de trop peu. Quand bien même il le voudrait – et cela n’était point sûr – il était simplement incapable de s’arrêter. Ce n’était pas une Bête comme une autre, guidé par ses instincts et qui ne tue que pour garantir sa survie. C’était un animal cruel et doué d’une intelligence humaine, puissante et large, carnassière, dont la gueule découvrait aisément les crocs. Des villages environnants relatés ses méfaits et chuchotaient le souvenir de drames inoubliables et impardonnables, telle mère avait perdu ses enfants partis jouer dans les bois et n’avait retrouvé que leurs os, tel petit garçon caché sous le lit avait vu devant ses yeux les siens se faire dévorer. On avait mis des pièges, on avait organisé des battues, mais ce loup n’était pas comme les autres et n’obéissait pas aux règles de sa race. Il ne s’était jamais fait prendre, et changeait de terrains de chasse sans signes avant-coureurs. Les malheureux habitants s’étaient résignés et autant que faire se peut, évités les bois. Mais il faut bien se nourrir et chasser, il faut bien se chauffer… Et le Loup savait qu’il lui suffisait d’attendre.

Toutefois et en ce jour la patience lui faisait défaut, et la faim le taraudait férocement. Il ne pouvait attendre que la proie dévoile son mignon, il lui fallait la débusquer… Et il n’eut guère à chercher longtemps. Il était là, ce prince aux allures soignées, fanfaronnant, se croyant à l’abri grâce au soutien de ses hommes. Une bête sauvage n’attaque jamais un groupe, elle a peur. L’homme l’effraie. Mais ce Loup n’était pas de ceux qui ont peur… Il avait la force de dix hommes. Il était invincible. Et il avait faim.

    Pas de muscles, il est gras. Il ne pourra pas courir. Personne ne peut courir longtemps face à moi.

L’attaque avait été aussi rapide que brutale, sanguinaire. L’hémoglobine avait taché le sol et transformé la terre en une boue sale et roussâtre, baignant l’homme et la bête dans un liquide épais et répugnant. Ses mâchoires puissantes s’étaient refermées sur l’épaule de sa victime et il avait rapidement ouï le doux bruit d’une clavicule qui cède – un CLAC ! Mélopée qui rassura l’animal et résulta sans doute d’un excès de confiance malvenue : le bougre, dans sa douleur et dans un ultime geste avant d’expirer son dernier souffle, planta sa dague dans le cuissot poilu et robuste du Loup. Ce dernier ne fit pas l’honneur au mécréant de couiner et grogna de plus belle avant de déguerpir, emportant avec lui le pantin sans vie qui ferait son festin. Il avait remarqué une petite chose blonde et sans défenses qui se tenait non loin, sûrement la princesse. Il aurait été aisé de lui briser la nuque et d’en faire son encas…

    Trop maigrichonne. Qu’elle pleure son prince avant que je ne revienne…

Les muscles chauds, il parcourut une bonne distance à vitesse raisonnable, à peine ralenti par le poids qu’il transportait. Néanmoins sa blessure finit par s’éveiller et l’obligea à trainer le cadavre du prince jusqu’à sa tanière, le plus silencieusement possible et donc, fâcheusement, avec lenteur. Le Loup parvint toutefois à rejoindre sa tanière et ce sans encombres. Il était persuadé qu’aucun garde ne l’avait suivi, si bien qu’une fois abrité par son dôme rocheux il entama le flanc de son gibier, déchirant la chair avec une facilité déconcertante. Son museau couvert de sang frais, il releva précipitamment la tête en entendant un bruit, des pas légers qui approchèrent en sa direction… Ses oreilles s’abaissèrent et lorsqu’enfin une silhouette solitaire se détacha en ombres, il se mit à grogner. Menaçant, ses babines découvraient ses dents démesurées et il claquait de la mâchoire pour impressionner l’impudente, qu’il reconnut enfin. Que voulait-elle ? Récupérer le corps de son veuf ?

    Je te mangerai aussi, petite sotte.

Il se redressa et marcha impunément sur le cadavre du prince pour approcher de la jeune femme, dans la même posture agressive. Il boitait légèrement mais cela n’enlevait guère à l’aura de dangerosité qui planait, et trancha avec le timide et incompréhensible murmure de la trop-curieuse. Ne pas lui vouloir de mal ? En voilà une drôle d’idée ! Il voulût faire un bond brusque vers l’avant pour l’effrayer, la faire tomber ou déguerpir, mais ce mouvement coupa trop à sa jambe endolori et il s’affala sur le flanc brutalement, enfonçant plus profondément la lame dans sa chair. Cela lui coûta un couinement de souffrance et le fit reculer en rampant, sans que ses yeux délavés et aigus ne lâchent l’intruse.

    Laisse-moi seul.



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MessageSujet: Re: |Flashback| I just wanted you to let me in...   Lun 24 Mar - 1:36



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Elle ne s'est pas trompé, il est bel et bien là, son regard brille, la fixe. Elle pourrait presque l'entendre parler, si le silence n'avait pas été rompu par ses grognement assourdissant. Soudainement elle eut l'impression qu'il n'était plus seul. D'un mouvement de tête elle avait balayé les lieux pour s'en assurer, avant de regarder de nouveau la Bête. Cette fois elle vit le loup se redresser. Cette taille imposante captiva son attention. Elle frémit pas lorsqu'il passe sur le corps de ce prince sans vie. Elle se surpris elle même à ne pas pleurer cette perte. Et comme pour se rappeler sa main se porte à son poignet qu'elle frotte en douceur. Sa mort ? Elle ne la regrette pas, ce n'est pas pour son corps qu'elle est là, il peut le dévorer ou le laisser pourrir. Une part de son esprit hurle que c'est tout ce qu'il mérite. Si elle pouvait elle irait elle même frapper ce corps lacéré, dévoré, à coup de pieds et de poings. Mais ce n'est pas ainsi qu'elle a été élevé, pas ainsi qu'elle agit.

Immobile, elle observe cette créature aussi grande qu'elle approcher avec lenteur, la gueule et les pattes en sang. Soudainement il y eut cette distance, cette électricité qui flottait avec lourdeur entre lui et elle. Elle ferma les yeux inspira profondément, son poignet toujours dans sa main. Non elle n'allait pas abandonner, de toute façon il devait tous déjà être partis... Et où irait elle ? Personne ne l'attendait plus nulle part... Si son père la désirait mais elle s'était juré de ne pas céder... Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle le vit clairement tenter un mouvement avant de chuter. Elle avait poser ses mains sur sa bouche pour retenir le cri qui avait tenté de s'en échapper. L'animal recula alors et un instant elle garda son regard vrillé dans le sien... Lui ordonnait il de partir ? Elle eut cette impression une fraction de seconde.

Peau d'âne aurait pu donner cette impression. Une fraction de seconde... Quelques instants. Elle était repartie sur ses pas. S'absenta quelques minutes, avant de revenir dans la grotte qui servait de tanière au loup. Ses faibles bras portaient quelques morceaux de bois. Elle déposa le tout. Il ne lui avait fallut que quelques instants pour allumer un feu. Elle aurait besoin de lumière, lui de chaleur... Son regard se posa sur lui. Un instant elle resta immobile, comme attendant de voir quel serait sa réaction. Ses mouvements sont lents, elle semble flotter, faire le moins de bruit possible. Alors de nouveau elle se relève. Cette fois le corps du prince n'est plus une ombre mais bien un amas de chair déposé à même le sol. Rien ne parcourt son échine, pas le moindre frisson... Encore une fois...

Cette fois elle approche, lentement, un pas après l'autre, dissimulé sous le voile d'une robe fine et blanche bien trop longue. Une de celle achetée pour une autre que l'on a donné faute de mieux. La couleur immaculée est souillée, tâchée de terre et se dissimule sous la peau de l'animal. Et finalement elle arrive près de lui. S'agenouille sans le quitter des yeux. Elle le sait faible, elle l'a vu reculer... Alors finalement sa voix reprend le dessus, plus calme, moins fragile.

« ▬ Je veux juste ôter ce poignard rien de plus... Vérifie si tu veux... Je n'ai rien regarde... »

Lentement elle posa son sac au sol, l'ouvrit sous ses yeux... Agir avec cet animal comme si il s'agissait d'un quelconque voleur ou homme... Nombre de personne aurait appelé cela de la folie. Elle espérai probablement que cela changerait quelque chose. Sans forcément y croire complètement. Elle se contentait d'espérer en secret... Elle s'accorda une minute, compta mentalement... Comme pour donner le temps au loup de vérifier ses dires, et finalement, une fois ce temps écoulé, ses mains se refermèrent sur le manche du poignard qui dépassait de sa cuisse. Et c'est dans le plus grand des silences qu'elle lui arracha, avant de trancher un long morceau de sa robe pour s'en servir de compresse... Soigner cette plaie ne lui faisait pas peur... Pas plus que ses réactions. Que craignait elle sinon la mort ? Et à cet instant, tout valait mieux que les draps de l'homme qui la retrouverait et l'attendait...


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MessageSujet: Re: |Flashback| I just wanted you to let me in...   Jeu 27 Mar - 0:46


Je sais de votre cœur la profonde tristesse

    Elle s’en va. Elle ne reviendra jamais, jamais. Elle a vu son corps, ses intestins, les yeux sortis des orbites. Son sang sur moi. Je sais pas ce qu’elle veut. Le désespoir fait faire des choses stupides. Et c’est une petite chose effrayée. J’ai beaucoup trop faim, ça ne s’arrête pas. Il faut qu’elle parte… Et ne revienne jamais. Jamais.

Dans son recul, le Loup heurta l’une des parois de la caverne sans que son regard ne lâche celle que l’on nommait Peau d’âne. Acculé, il se sentait en position malaisée et c’était un sentiment inacceptable pour une telle créature qui vivait grâce et pour sa force. Que deviendrait-il s’il n’était plus craint ? Une bête traquée, un soumis, un affaibli, une descente de lit ? Les scenarii ne manquaient pas de s’enchainer dans son esprit, tous plus terribles les uns que les autres, et chacun lui faisait montrer les crocs.

Ainsi c’est avec un certain soulagement qu’il avait vu la jeune femme abdiquer et choisir de se retirer sans faire plus d’histoire. Il ignorait si sa situation s’améliorait de cette manière, si c’était ce qui pouvait être le mieux pour lui, pour elle, mais c’est ce qui devait être. Les choses ne devaient pas être autrement. Tapi dans l’obscurité il se coucha sur le flanc et avec ses dents, tenta d’arracher la lame profondément enfoncée dans sa chair. Sa chute n’avait pas aidé à apaiser le feu de sa cuisse et il souffrait le martyr, l’obligeant à agir, toutefois cette position ne facilitait en rien l’opération. Le poignard avait bien trop pénétré la chair pour qu’il s’en sorte seul…

Est-ce pour cela qu’il la laissa revenir et approcher ? L’instinct de survie comme meilleur remède à la misanthropie, quelle ironie… Ses oreilles s’abaissèrent lentement et démontrèrent sa contrariété, mais cette fois-ci il se contenta de grogner quand un geste lui déplaisait et épargna à la demoiselle la vision de ses crocs acérés. Chaque mouvement un peu trop vif ou mal interprété devait à Capucine une remontrance immédiate : il abaissait la tête, jappait ou grondait de son timbre rocailleux et inquiétant. Un petit ménage qui dura jusqu’à ce que les premières flammes du feu apparaissent, car elles captivèrent immédiatement l’attention de la Bête. Une chaleur apaisante, un crépitement qui n’avait jamais résonné entre ses murs… Néanmoins aucune frayeur ne se lut dans les prunelles claires du Loup. Ceux de son espèce craignait le feu, signe de mort, mais lui l’observait avec une tranquillité retrouvée.

Il était si dévoué à son observation qu’il en oublia même de surveiller pendant un temps la discrète Capucine, si bien que lorsqu’elle s’agenouilla auprès de lui il eut un brutal soubresaut et remontra les crocs. Répétant inlassablement sa requête d’une voix qu’elle ne pouvait entendre Laisse-moi seul. Ce sont ses mots à elle qui retentissent et emplissent l’espace d’une douce promesse qu’il considéra instantanément comme un mensonge. Il ne croyait pas aux belles paroles, il ne pensait pas que des gens biens puissent exister en ce monde. Et Peau d’âne n’avait aucun intérêt à aider le Loup.

Il voulut à nouveau faire entendre sa protestation mais une petite partie de lui-même, sans renier la menace, savait qu’il ne pourrait pas survivre sans le secours de cette petite chose perdue. Il n’arriverait jamais à trouver Rumple assez vite avec une telle blessure, il mourrait sans doute pitoyablement, d’une infection… C’était trop bête de ne pas essayer.

    Si elle essaie de m’avoir… Si elle y pense seulement… Son cou… Ce sera facile. Elle n’aura pas le temps de crier.

Le Loup laissa faire, crispa tout son corps quand le poignard quitta sa chair et lâcha un couinement sonore, douloureux. Capucine ne semblait pas décider à partir et au contraire, entendait apparemment le soigner. Curiosité humaine. Mais si jamais elle était assez stupide pour rester dans les environs une fois qu’il fût guéri…

    Tu ne survivras pas gamine. Tu finiras là où terminent les cœurs bons qui croisent ma route… Dans mon ventre, sans espoir de retour.

Mais les menaces du Loup demeurèrent derrière ses babines tandis que, sans se montrer plus aimable, il se faisait silencieux et bon patient. Une fois l’office de la jeune femme terminé il ne tarda guère à vouloir se dresser sur ses pattes, et y parvint tant bien que mal. Elle avait un travail soigné et propre, il ne pouvait lui enlever cela. Que voudrait-elle, à présent ? Son regard animal dans ses yeux doux, il l’étudia un instant d’éternité, et comprit que Peau d’âne ne partirait pas. Pas ce soir, peut-être pas demain… Il songea vaguement qu’elle devait avoir faim. Une vie contre un peu de nourriture… Ce ne serait pas cher payé. D’une démarche un peu claudicante il retourna à son dîner et referma ses crocs sur un bras intact et nu, et l’arracha du buste du prince-repas. Il lâcha le tout dans les flammes et se posa sur son séant, comme surveillant la cuisson d’un met ordinaire. Quel tableau surprenant pour Peau d’âne… Un loup mijotait le bras de son fiancé, rien que ça. Le feu léchait si bien la peau qu’elle fut rapidement imberbe, bientôt dorée et croustillante comme celle du poulet, il faudrait attendre encore pour qu’elle soit à point… L’odeur de la viande cuite emplissait la grotte et montait la bave à la gueule du Loup, qui dût à plusieurs reprises pourlécher ses babines pour ne pas arroser les braises à ses pattes. Il avait faim, mais ce morceau, il était pour elle.

Une fois qu’il estima la cuisson à point, il attrapa entre ses dents les doigts recroquevillés et transporta le met jusqu’aux pieds de la jeune femme. Pour ne pas le souiller au sol, il attendit qu’elle s’en saisisse, immobile et observateur. Oserait-elle ? Il ne se posait pas la question. Il n’y avait cette fois aucune cruauté dans son comportement, au contraire, il venait d’agir avec un certain égard. A ses yeux, du moins…



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MessageSujet: Re: |Flashback| I just wanted you to let me in...   Dim 30 Mar - 19:33



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Il y avait quelque de tellement humain, de tellement surprenant dans son comportement. Elle ne savait pas comme le qualifier, comme le comprendre. Elle l'avait observé fixer ce feu naissant non avec crainte, mais avec un certain soulagement. Différent de ceux de son espèce.

Chacun de ses mouvements étaient devenus lents, se calquant sur les grognements de ce loup surprenant. Il lui donnait une mesure, se faisait métronome. Elle elle ne se plaignait pas, ne disait pas un mot. Ne semblait pas se froisser ou réagir à ces ordres silencieux, animal, Parfois elle tournait la tête vers lui et ses yeux gris verts plongeaient profondément dans les siens. Réprobation muette pour ces ordres. Et finalement, presque rapidement, le feu prend. Sa chaleur envahie la tanière, sa lumière danse avec lenteur autour d'eux. Il lui faut un instant avant de constater que cette Bête ci ne craint pas le feu. Elle l'observe, et profite de cette observation silencieuse pour se relever et le rejoindre... Elle comprit sa surprise lorsqu'elle le vit sursauter, lorsque de nouveau elle eu vu sur ses crocs puissants. Alors elle pris la parole. Lui parla comme elle aurait parlé à un homme tombé au combat. Une âme qui ne la connaissait pas.

Il ne bougea pas lorsqu'elle ôta le poignard, et sa surprise à elle augmenta face à ces réactions. Il ne lui manquait que la parole... Lorsque la demoiselle entendit ce couinement elle appuya davantage sur la compresse, murmurant des excuses de sa voix douce. Rapidement elle attrapa la bobine de fil et l'aiguille qu'elle avait glissé dans sa besace. Elle se releva rapidement, fit brûler l'aiguille et finalement vint recoudre la plaie. Un travail soigné, qu'elle acheva en coupant un nouveau pan de sa robe pour servir de pansement rudimentaire. Ses mains rouges laissèrent une fine emprunte sur son front lorsqu'elle balaya une mèche de cheveux. Et c'est sans un mot qu'elle se releva. Après avoir ramassé ce qu'elle avait fait rouler sur le sol. D'un pas léger, silencieux, elle retourna près du feu, respectant une distance raisonnable entre elle et l'animal. Ses mains se calèrent entre les pans de sa robe, la tâchant de sang, mais elle n'était plus à cela près... Ses yeux se fermèrent avant qu'un bruit ne la face sortir de ses pensées.

Lorsqu'elle releva la tête, elle pu voir le Loup avancer lentement. Elle allait pour le retenir mais la scène l'intrigua. Le bras de ce qui fut le Prince, fut posé dans les flammes et commença lentement à cuir. Et si cette image avait pu être écœurante, il fallait avouer que la faim faisait gronder ses entrailles. En le voyant faire mijoter ce repas, Peau d'Âne compris qu'elle n'aurait pas le choix. La nuit, elle ne trouverai rien, et se nourrir de baies et autres racines ne suffiraient plus... Alors lorsqu'il approcha, viande dans la gueule, son choix était fait. Il fallait juste oublier cette vision, ce corps allongé là..

Son cœur battait puissamment dans sa poitrine, remontait jusqu'à ses tympans. Elle n'avait plus le choix. Il était là, face à elle, attendait patiemment. En douceur, dans un tremblement incontrôlable, elle attrapa le bras qu'il tenait. Elle souffla un :

« ▬ Merci »

Avant de prendre une profonde. Soudainement cette pensée devenait si réelle. Elle ne pourrait pas... Elle ne pourrait pas vivre avec cette idée... Non... Si elle ne le faisait pas, elle ne vivrait plus... Le reste, elle l'oublierait facilement, en un battement. Alors finalement elle croque dans cette chair cuite, elle ressent un haut de cœur, mais ne s'arrête pas... Pas jusqu'à ce que la faim s'arrête. Quelques bouchées... Un premier pas franchit, irréversible... Une fois fait, elle le tend vers lui... Elle avait vu la faim, l'envie, pendant qu'i lui avait préparé ce plat...

« ▬ Tiens, prend le... Je n'arriverai pas à le finir... »

Un pas après l'autre... Lentement approcher, ne jamais avoir un mot plus haut que l'autre. Ça elle savait faire... Elle avait juste besoin d'un abris, quelques jours... Ensuite elle aviserait....


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MessageSujet: Re: |Flashback| I just wanted you to let me in...   Lun 31 Mar - 17:23


Je sais de votre cœur la profonde tristesse

Malgré la faim qui lui tenaillait les entrailles le Loup ne tenta pas de dérober le repas qu’il venait d’offrir, bien qu’il ne puisse s’empêcher de songer que la chair devait être bien plus moelleuse et goûtue ainsi cuite… Qu’à cela ne tienne, le Prince avait bien une qualité : il était pourvu de deux membres, ainsi rien n’empêchait qu’il jette dans le feu le second bras. Il ne manquerait pas de le faire avant que la chair noircisse, mais il étudia tout d’abord le comportement de la jeune femme. Elle avait l’air tendu. Il lui fallut un temps de réflexion et fouiller dans ce qu’il lui restait d’humanité pour entrevoir la nature de son problème : il s’agissait d’un met humain. De cannibalisme. Malheureusement il n’avait pas de petites bêtes ou de fruits dans sa tanière, et il ne comptait pas aller chasser dans son état. Si elle voulait vivre… Il faudrait manger.

    Elle n’osera jamais. Quel instinct de survie pourrait avoir une petite chose comme elle ? Aucun. Elle préférera se laisser mourir…

Il en était persuadé. Il n’y avait qu’à la voir, un peu tremblante, sa belle robe tachée de sang et une peau d’âne pour cacher sa pureté… Ses chances étaient très maigres. Et pourtant ! Le Loup dû constater qu’il s’était peut-être trompé sur son compte. Capucine paraissait produire un effort surhumain, il n’aurait pas été surpris de la voir recracher ou vomir dans la minute. Elle n’en fit rien. Elle avala, plusieurs fois, sans se plaindre.

    Peut-être une petite chance pour toi…

Ses yeux délavés ne la quittèrent pas durant tout l’exercice, et une certaine curiosité s’y lisait. Il n’avait pas vu quelqu’un d’aussi près – et de vivant – depuis longtemps. A nouveau elle s’adressa à lui, elle se disait repue. Le Loup n’était pas animal à gaspiller, aussi attrapa-t-il le reste pour aller le manger dans un coin de la grotte, à l’abri des regards. Il ne se préoccupa pas de Peau d’âne durant le reste de la soirée et ne s’occupa que d’étancher sa faim. Lorsqu’il eût terminé, la lune était ronde et belle, la nuit tombée depuis longtemps, et seuls le chant des grillons et le crépitement des flammes perturbaient la sérénité des songes. La fille s’était endormie, pelotonnée sur le sol dur, elle paraissait fragile. A pas silencieux le Loup s’en approcha, et remarqua que son sommeil n’était pas si paisible. Elle tremblotait un peu. Malgré le feu la tanière était humide, il était protégé de la froidure par son épaisse fourrure mais Capucine n’avait que sa peau, et pas beaucoup de graisse pour lui tenir chaud. Il hésita. Ce n’était pas vraiment son problème. Néanmoins il pensa à sa plaie bien recousue, et songea qu’elle n’avait pas mérité de mourir ce soir. Lentement et avec précautions, il se coucha près d’elle, son épaisse musculature recouverte d’un poil épais tout contre son être frigorifié, et il ferma les yeux. Il était fatigué… Et plutôt bien, comme ça.


Mais avec moi n'ayez plus de souci.

Sa blessure avait beau être belle grâce aux soins de Capucine, le Loup ne pouvait toujours pas se permettre de gambader comme il le voudrait. Une dizaine de jours étaient passés, le Prince était dévoré depuis longtemps et avait été suivi par une biche, des lapereaux et un sanglier. Bien qu’affaibli, le Loup demeurait le prédateur le plus puissant des environs et un chasseur redoutable. A chaque fois qu’il avait ramené une bête, il l’avait traîné jusqu’aux pieds de Peau d’âne qui se chargeait de la préparer. Il partageait ensuite sa prise avec elle, et acceptait de la laisser sa proche pour qu’elle soigne sa plaie, ou le soir, quand la nuit était froide. Il grognait peu après elle, mais il faut dire qu’elle était exemplaire et d’une grande diplomatie. Il ne se sentait pas redevable, après tout, si elle était encore vivante il n’y était pas étranger. Toutefois il pensait à elle… Alors qu’il traquait un chevreuil, ses pas croisèrent ceux d’une jeune femme qui cueillait des mûres.

    Peau d’âne va aimer ça.

La fille était maigrelette, il n’avait pas grand intérêt à la ramener, mais le panier bien garni qu’elle transportait l’intéressait. Il avait bondi sur elle pour le lui prendre, mais le Loup restait le Loup. Sa mâchoire puissante s’était refermée sur le bras de l’innocente et il avait tiré pour qu’elle lâche sa prise. Manque de chance pour la malheureuse, l’assaut fut si violent qu’elle vit son bras s’arracher d’un coup. Pas dérangé par ce contretemps, le Loup l’abandonna et ramena son butin à la tanière : un banneton en osier plein de mûres et de framboises, avec une grande anse et au bout, encore crispé et accroché, un bras sanguinolent. Parvenu à destination il déposa le tout devant la grotte où un petit campement était dressé : il avait laissé Capucine laver et étendre ses affaires sur un fil, et un feu au centre cerclé de pierres était alimenté nuit comme jour. C’était une étrange sensation que celle, au fond, de rentrer à la maison.



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MessageSujet: Re: |Flashback| I just wanted you to let me in...   Mar 6 Mai - 1:22


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You bleed, we crawl like animals.
But when it's over, I'm still awake
Manger avait été une épreuve de force, il avait fallut que son esprit oublie, oublie qu'il s'agissait là d'un prince, pour finalement ne voir qu'un moyen de survivre. Elle y était parvenue, et probablement cela resterait il un secret entre elle et le loup qui avait emmené le reste au fond de la tanière qui leur servait d'abris. Elle avait pris une profonde inspiration, resserré la peau d'âne contre elle avant de fixer la lune. Le chant qui raisonnait apportait un calme qu'elle ne croyait plus possible. Le froid qui mordait son corps ne comptait alors plus. Elle s'était simplement allongée. Perdue dans ses songes, elle avait fini par sombrer. Mais son corps n'était pas du même avis. Le froid, l'humidité, et les rêves sombres l'envahissaient au rythme de la nuit, et empêchait son sommeil d'être paisible. La chaleur du faible feu allumé là ne suffisait pas. Mais que faire de plus ? Un instant elle songea à la cape du prince qui trônait là, imbibée de sang... Mais elle ne pouvait plus bouger, trop fatiguée, trop froide... La solution ? C'est ce loup qui l'apporte. Et dans son sommeil sa chaleur l'envahi. Câlée contre lui, elle se recroqueville davantage. Que tout son corps éprouve la chaleur de cet être qui prend soin d'elle... Même si ce n'est qu'une nuit... Une nuit pour goûter à la liberté...

Les jours passaient, et Peau d'âne, elle, apprenait à vivre au côté de cet être solitaire. Les jours étaient emplit de liberté, les nuits de chaleurs. Elle ne parlait que peu. Uniquement lorsque cela était nécessaire. N'approchait jamais sans son accord, gardait une distance respectable. Sa discrétion était exemplaire, son calme a tout épreuve. Si bien que le Loup semblait tolérer sa présence et son aide. Elle prenait soin de sa plaie, il leur ramenait de quoi manger. Quotidien étrange que le sien mais qui lui convenait bien.

il lui avait laissé trouver sa place en ces lieux. Elle apprenait chaque jour un peu plus à survivre. Du corps du prince il ne restait rien. Que les bottes qu'elle portait aux pieds après les avoir réajusté à sa mesure. Que sa cape qui étendu au soleil de midi séchée. Encore marquée de sang par endroit. Elle ramenait le bois et l'eau, lui allait en chasse. Chacun son rôle... Sa peau d'âne trônait encore sur ses épaules mais ne la dissimulait plus. Dans l'ombre des bois elle était à l'abri. Dans l'ombre du Loup, en sécurité...

Ce jour là, alors qu'elle étendait le linge qu'elle avait volé au village voisin, elle vit le loup revenir avec une prise des plus étrange. Ce n'est que lorsqu'il posa le panier au sol qu'elle comprit. Le bras frêle au bout ne semblait plus l'effrayer. Immunisée, elle s'était penchée à sa hauteur. Alors elle s'était saisi du bras, avait détaché les doigts encore crispée, et dans un regard le lui avait tendu. Ses doigts fins s'étaient saisis d'une framboise qu'elle avait dégusté dans un soupire de plaisir. Le sucre coulé dans sa gorge. Douce sensation qui se déploie en elle. Une nouvelle bouchée et finalement elle sourit...

« ▬ Merci... Elles sont délicieuses, tu veux goûter ? »

Et c'est sans crainte qu'elle attrape une poignée entre ses mains, le place en leur creux avant de tendre les bras vers lui. Elle sait de quoi il est capable, qu'en un geste elle peut perdre ses mains. Mais sa confiance en lui n'a pas de nom ni de mesure. Que risque-t-elle ? Elle ne perd pas ce sourire doux et ses yeux bleu azurs plongent dans ceux si transparents du loup. Ne le lâche pas, avant de finalement s'asseoir à sa hauteur, mains tendues...


mocking jay.
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